Plusieurs noms, même objectif : s’améliorer

Il existe plusieurs synonymes pour parler d’amélioration. Certains utilisent les lettres CI, les experts en innovations parleront d’innovation incrémentale et d’autres, de Kaizen. L’objectif demeure le même : définir un mécanisme simple et fonctionnel pour collecter et implanter activement les idées des employés. Parce que peu importe le processus, le produit ou le service, il y a toujours de la place pour l’amélioration.

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La genèse de l’amélioration continue

Avec la révolution industrielle, Frederick Taylor et Frank Gilbreth décident que la meilleure façon de produire de grands volumes de produits consiste à appliquer une méthode scientifique pour décortiquer le travail en tâches simples et répétitives. Une équipe de gestion est alors responsable du suivi de la production. L’employé, contrairement à l’époque du travail artisanal, n’est plus maître des méthodes de travail à employer. Dès 1901, Henry Gantt, un collègue de Frederick Taylor, présente l’idée de réintroduire les employés dans le processus d’amélioration.

Entre 1940 et 1945, les boîtes à suggestions sont déployées grâce au programme « Training Within Industries » (TWI) soutenu par les États-Unis. Elles sont utilisées pour deux raisons : (1) les boîtes de suggestions sont un moyen à faible coût d’améliorer les opérations et de réduire les coûts et (2) elles permettent d’impliquer les employés à l’amélioration des méthodes de travail et à l’amélioration de leurs conditions de vie. En 1949, alors que les forces américaines occupent le Japon, c’est au tour des Japonais d’être exposés aux boîtes à suggestions. Elles permettent d’amorcer le courant Kaizen : l’amélioration par petits pas.

Dans les années 1980 aux États-Unis, l’intérêt pour l’amélioration continue renaît lors d’une crise importante dans le secteur automobile aux États-Unis qui fait perdre plus de 600 000 emplois. Ces entreprises établies sont poussées par les nouveaux joueurs comme Toyota à concentrer à nouveau leurs efforts pour offrir des produits de qualité. Pour maîtriser leur processus, de nombreuses interventions sont réalisées : le suivi la production, l’introduction des contrôles qualité et la standardisation des procédures de travail.

Les deux principaux courants d'amélioration continue

Aujourd’hui, la diffusion des pratiques d’amélioration continue dans les organisations est guidée par deux grands courants. Plusieurs membres de la communauté en amélioration continue proposent de jumeler les deux courants pour former le Lean Six Sigma.

Le Lean

Le Lean se base sur la revue des processus pour s’assurer qu’elles apportent directement de la valeur aux clients. La méthodologie se distingue par l’importance accordée à l’identification des gaspillages, la cartographie des processus, la méthode 5S, la gestion visuelle, la gestion du goulot. Son implantation est plus rapide que le Six Sigma.

 

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Le Six Sigma

Le Six Sigma exige une grande maîtrise des notions scientifiques pour réduire les défauts ou les arrêts de production. L’objectif étant de réduire le nombre de défauts à un maximum de 3,44 unités défectueuses par millions d’unités. Pour adresser des zones d’améliorations, la méthode se concentre sur la mesure de la qualité des produits ou des services, la réduction des variations et des risques en utilisant notamment l’AMDEC (Analyse des Méthodes de Défaillance, de leurs Effets et leur Criticité).

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Pourquoi l’amélioration continue est-elle importante?

Plus que jamais, les entreprises doivent mettre à profit l’ensemble des ressources qu’elles possèdent pour augmenter leur productivité et s’adapter rapidement.

“Une seule idée d’un employé a permis une réduction des coûts récurrents de 33 000$”
Mario Garcia, directeur des opérations chez Boulart

Les idées, les problèmes ou les irritants sont des opportunités de s’améliorer. Offrir un produit ou un service de qualité est au cœur des préoccupations des organisations performantes. Les démarches d’amélioration soutiennent ces efforts en proposant de trouver des idées pour:

  • Réduire les pertes de matériel
  • Réduire les délais de livraison et de production
  • Améliorer la communication interquart et interdépartementale
  • Améliore la sécurité et l’ergonomie des postes de travail
  • Simplifier les façons de faire : comment rendre quelque chose plus simple à comprendre ou à réaliser
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Pourquoi miser sur l’amélioration continue en 2021 ?

Les services de Bambou Space contribuent à la stabilité économique et opérationnelle de votre entreprise en structurant les mécanismes suivants:

  • Soutenir la communication bidirectionnelle en cascadant les priorités stratégiques dans vos équipes de travail
  • Capter les inquiétudes ou les problèmes des clients pour mettre en place des solutions concrètes
  • Développer la polyvalence dans vos équipes de travail en prévision d’absentéisme ou de l’interruption des relations avec vos partenaires
  • Adapter vos méthodes de travail pour faciliter le télétravail
  • Faciliter la délégation du gestionnaire auprès de son équipe

Tous ces mécanismes s’inscrivent dans les recommandations des experts comptables pour prendre en charge les changements liés à la pandémie.

Source : CPA (2020), Guidance for the profession, https://cpaquebec.ca/en/cpa-members/guidance-for-the-profession/coronavirus-covid-19/

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Comment faire vivre votre démarche d’amélioration continue ?

Alors que l’impact positif des démarches d’amélioration continue sur la performance des organisations a été démontré à plusieurs reprises, l’implantation durable de celles-ci dans les organisations demeurait difficile avec les outils traditionnels comme les courriels, les tableaux blancs ou le fichier Excel. Peut-on maintenir de façon durable l’engagement des employés par un système de suggestions ? Certainement.

Nous savons qu’il n’y a pas deux organisations identiques. Chez Bambou Space, nous sommes convaincus que l’accompagnement est la clé du succès de l’implantation d’une démarche durable soutenue par la Solution Bottom-Up™. Nos experts détectent les opportunités, guident la discussion avec votre équipe de travail et préparent un plan de communication avec des activités sur toute l’année.

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Les 4 pièges de l’amélioration continue

01

Penser que le gestionnaire doit implanter seul les solutions

Aujourd’hui, le gestionnaire reçoit les bonnes idées sur un bout de papier, par courriel ou de vive voix. Il doit coordonner plusieurs échanges pour trouver les bonnes personnes, réaliser l’analyse, préparer les actions et communiquer avec l’auteur de l’idée la réponse finale. Devant la complexité de la communication, il n’est pas rare que la démarche s’arrête et les bonnes idées sont mises de côté.

02

Diminuer la pertinence des idées des employés

Il est vrai que sans contexte ou méthode structurée, il peut être difficile d’identifier des idées qui ont de la vraie valeur pour l’entreprise. Certaines personnes trouvent aussi difficile d’exprimer leurs idées devant les autres.

03

Croire que l’impact des démarches d’amélioration continue ne se mesure pas

Aujourd’hui, il peut sembler difficile de communiquer les résultats de votre démarche continue. Par définition, il s’agit de plusieurs petites actions en continu. Sans outil adapté, il devient difficile de mesurer et de communiquer les résultats.